La France aussi est folle de « l’année du Cheval de Feu » : la troupe équestre des Cavaliers noirs au Salon de l’agriculture de Paris

Article publié en mandarin par l’Agence centrale de presse de Taïwan (CNA). Traduction française fournie à titre de référence, uniquement pour échange avec les personnes interviewées. Version originale : cliquez ici.

La France aussi est folle de « l’année du Cheval de Feu ». Le Salon de l’agriculture de Paris a récemment invité pour la première fois la troupe équestre nationale des Cavaliers noirs à présenter l’équitation traditionnelle française, attirant de nombreux curieux. Des spectateurs sur place ont déclaré à l’Agence centrale de presse que l’équitation traditionnelle française est élégante et qu’il faut continuer à la transmettre et à la promouvoir.


Le 62e Salon International de l’Agriculture de Paris s’est tenu du 21 février au 1er mars, attirant 430 000 visiteurs. Parmi les 3 500 animaux exposés cette année, le Cadre noir de Saumur a amené six chevaux et a présenté pour la première fois son art équestre sur la piste principale, ce qui a particulièrement attiré l’attention.

Très différente de l’image dynamique de foules de chevaux lancés au galop, la troupe du Cadre noir présente l’équitation d’une manière plus statique, en montrant par exemple la « courbette », une figure où le cheval, s’appuyant sur ses postérieurs, lève les antérieurs et les maintient en l’air quelques secondes ; ou encore le « dressage », où le cheval avance à petits pas et change d’allure entre la gauche et la droite selon les indications du cavalier.

Christine, spectatrice sur place, est venue de Rennes pour visiter le salon pendant ses vacances, par amour pour l’agriculture. Elle a déclaré que monter à cheval est loin d’être facile, et qu’elle n’a jamais réussi à faire agir un cheval exactement selon sa volonté : « Le cheval domine toujours tout. Si la représentation du Cadre noir peut être aussi réussie aujourd’hui, c’est grâce à la longue complicité entre les cavaliers et les chevaux. »

Emma, spectatrice sur place, est étudiante en filière élevage à Laval. Amatrice de chevaux, elle trouve que la démonstration d’équitation traditionnelle française est très élégante et qu’il faut continuer à la transmettre et à la promouvoir afin que davantage de personnes la connaissent.

L’équitation traditionnelle française, au style rigoureux et mettant l’accent sur la discipline et l’équilibre, n’a pas pour but de divertir le public. Pendant l’heure de représentation, le premier cavalier de la troupe, Thibault Vallette, tient le micro pour commenter et surveille en permanence l’état des chevaux.

Thibault Vallette a conduit le Cadre noir en portant la flamme olympique jusqu’à la tribune présidentielle lors des Jeux olympiques de Paris 2024 ; il avait également remporté la médaille d’or par équipes en concours complet d’équitation aux Jeux olympiques de Rio 2016.

Selon les présentations sur les sites internet du Cadre noir et de son organisme de tutelle, l’Institut français du cheval et de l’équitation (ifce), l’équitation traditionnelle française se fonde sur une relation harmonieuse entre l’homme et le cheval, en excluant les méthodes coercitives et en recherchant des mouvements empreints de « légèreté ». L’entraînement traditionnel visait à faire en sorte que le cheval de guerre obéisse complètement au cavalier tout en conservant une grande agilité sur le champ de bataille.

Dans un entretien, Vanessa Robin, responsable des médias à l’Institut français du cheval et de l’équitation, indique que cette année est l’année du Cheval de Feu et que les chevaux ont toujours été étroitement liés au quotidien du peuple français : « Ils sont à la fois des outils et des compagnons de vie. Après les années 1980, les sports équestres ont commencé à se développer, et les chevaux sont ainsi devenus des partenaires importants des Français dans les domaines du sport et des loisirs. »

Le Cadre noir a été fondé au XIXe siècle, à l’époque napoléonienne, et servait à l’origine de corps d’instructeurs pour la cavalerie. Au XXe siècle, il est passé du statut d’unité militaire à celui d’institution civile, et relève aujourd’hui du ministère de l’Agriculture et du ministère des Sports, avec pour mission de former des cadres de haut niveau dans le domaine de l’équitation. En 2011, l’UNESCO a inscrit l’équitation de tradition française sur la liste du patrimoine culturel immatériel.

Précédent
Précédent

Les bovins français absents pour la première fois du Salon de l’agriculture en raison d’une maladie contagieuse, l’industrie du cuir également touchée

Suivant
Suivant

Faire connaître le BD taïwanais aux Français : Nancy Li construit des passerelles avec un stand de livres itinérant